Risque du pays

Pour les dernières prévisions sur les impacts économiques causés par la pandémie de coronavirus, veuillez consulter le rapport intermédiaire des Perspectives économiques de l’OCDE « Coronavirus: l’économie mondiale en danger » (mars 2020) et la plateforme de suivi des politiques du FMI « Policy Responses to COVID-19 » pour les réponses économiques clés des gouvernements.

Les prévisions et estimations du FMI citées pour 2020 et 2021 sur la croissance économique prévue, le chômage et d’autres indicateurs économiques datent d’avant la crise COVID-19. Les estimations actualisées des indicateurs économiques mentionnés seront publiées dès qu’elles seront disponibles.

La Guinée continue d’enregistrer une croissance soutenue, qui s’est établie à 5,8% en 2018. Cette tendance devrait se poursuivre, alimentée par l’exploitation minière (principalement la bauxite), des investissements plus importants dans les infrastructures et de bonnes performances agricoles.

Selon le FMI, la croissance économique devrait s’élever à 5,9% en 2019 et 6% en 2020.

Cependant, les fluctuations des prix des produits de base, associées aux incertitudes sociales et politiques pouvant survenir lors des prochaines élections, législatives (mars 2019) et présidentielle (2020), pourraient menacer cette croissance.

Le déficit public, qui représentait 2,2% du PIB en 2018, soit en légère hausse par rapport à l’année précédente, devrait rester au même niveau en 2019. Les efforts menés par le gouvernement pour réduire le déficit budgétaire restent entravés par les difficultés de collecte des recettes internes.

Dans le cadre d’un programme de financement convenu avec le FMI, le gouvernement a lancé diverses réformes, dans le secteur minier par exemple, afin de mieux percevoir les recettes fiscales et d’améliorer la transparence de la gestion des finances publiques et la gouvernance.

Le budget 2019 s’élève à 2,4 milliards USD ; il est axé sur les infrastructures et les dépenses sociales et repose sur un déficit budgétaire inférieur à 2,4% PIB.

De plus, les dépenses en matière d’infrastructures seront financées par un budget spécial rassemblant les revenus générés par les réformes fiscales.

La dette du pays a atteint 40% PIB en 2018 et elle devrait atteindre 43,1% cette année, avant de diminuer à 42,6% l’année suivante. L’inflation reste élevée, malgré une légère baisse à 8,2% en 2018, et devrait continuer de baisser pour atteindre 8% en 2019. Elle devrait rester au même niveau en 2020.

D’un point de vue politique, le président Alpha Condé a été réélu pour un second mandat dès le premier tour de l’élection présidentielle controversée de 2015, en obtenant 57% des voix. Condé a nommé Mamady Youla en tant que premier ministre du pays. Youla, un économiste de 54 ans, a travaillé à la fois dans le secteur privé et au sein du gouvernement.

La Guinée présente de nombreuses inégalités sociales. Selon le PNUD, environ 80% de la population active du pays est au chômage. Selon l’OIT, le taux de chômage dans le pays était d’environ 4,5% en 2018. En 2018, la Guinée se classait au 175ème rang mondial et au 40ème rang africain, selon le classement du PNUD en matière d’IDH.

 

Indicateur de liberté économique

Rang mondial :120

Rang régional : 19